L'évolution vers la libertéSelon notre théorie, nous étions des primates naturels. Nous sommes des hommes constructeurs. Nous allons vers l'humain accompli.
Entre ces 3 étapes, l'ensemble humain s'applique à résoudre ses questionnements, gérer son environnement, maîtriser ses comportements et réduire sa plus grande source d'angoisse ; la mort.
Depuis nos origines, la façon de repousser, d'accompagner, d'accueillir la mort suit une courbe ascendante.
Nous pouvons donc considérer cette dernière période, comme une sorte d'avancé vers le deuil total. Une période qui, selon nous, se sépare elle-même en deux grandes étapes.
Pendant la période scientifique le divin devenu tellement impossible à imaginer, il est tout simplement marginalisé. Sans divin, il est impossible de concevoir un au-delà. Et sans au-delà, il est difficile de donner un sens à la création.
Ce passage par l'athéisme devait s'imposer. Il est le fruit du matérialisme et de l'explosion de nos connaissances. Mais les remèdes fournit par l'ultra libéralisme pour conjurer l'angoisse découlant de la mort de Dieu ne sont pas satisfaisant. Ils contraignent l'homme moderne à contourner ce désarroi par des stratégies d'assourdissement (consommation, stress, agitation, plaisirs, fausse insouciance, hyper activité, hyper distraction, compulsivité, quête de pouvoir, bref, par la satisfaction des pulsions primaires).
L'être humain industrialisé semble alors obligé de nier le plus longtemps possible, la réalité même de sa mort (ou de se bricoler une après-mort quasiment polythéistes et suffisamment confortable).
Après cette période d'occultation, viendra selon nous, la période du deuil accompli. L'humanité sera alors parvenu à transcender la mort. A la comprendre et à la dépasser grâce à l'expérience extatique.
La question de l'au-delà (insoluble pour l'homme comme pour la science), disparaîtra tout simplement des préoccupations humaines, rapatriée dans un monde phénoménal devenu pleinement spirituel.
Autrement dit, l'humanité future, à travers la béatitude, le nirvana ou l'extase, fera l'expérience du divin sur terre et à travers cette expérience extatique l'homme anéantira la pensée même de la mort, donc la mort elle-même.
Nous sommes dans la première phase de ce deuil total, orientés vers la seconde.
2001
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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