L'humanité évolue vers l'éveil 🌱
☀️
🐦🐦🐦
L'humanité évolue vers l'éveil
La Mécanique Universelle
de l'atome à l'extase
Accueil Philosophie 1 Technique
|
La technique
De la préhistoire à nos jours

La technique

De la préhistoire à nos jours

Après la lecture de la philosophie des techniques Jean-Marie auzias

Durant l'antiquité archaïque, l'homme se sent impuissant devant la nature. Elle l'étonne, il en a peur. Ses outils sont trop rudimentaires pour la maîtriser. Ses mythes sont très puissants et l'empêchent de tout expérimenter. Par exemple, il n'ose pas descendre sous terre, royaume des dieux, pour extraire les richesses. Il se contente d'utiliser celles qui effleurent à la surface comme le bitume. Jusqu'au médiéval la fabrication humaine est encore le reflet de la fabrication divine.

Mais déjà à partir d'Aristote, l'homme commence à prendre conscience qu'il peut maîtriser son environnement. Il n'est plus étonné par celui-ci mais émerveillé.
Il se détache progressivement des mythes et prend plus d'assurance (les mines).
Son esprit jusqu'alors soumis à son monde, s'en libère et peut penser avec Descartes que l'homme doit se rendre maître de la nature (également l'idée de l'homme machine)

Du XVIe XVIIIe siècle

Du XVIe XVIIIe siècle c'est l'apothéose de la technique, l'ouvrier libre devient un salarié. Tout s'accélère c'est l'exaltation du machinisme et le début du capitalisme.
On ne perçoit pas une voix dans le XVIIe siècle pour s'élever contre tous ces progrès. Au XVIIIe siècle apparaissent les premières critiques, la remise en question des instruments de la technique. La religion est écartée du commerce. L'établissement des prix est discuté uniquement en termes de prix de revient et de profit. Aucune référence familière des théologiens et moralistes au juste prix, aux besoins personnels du marchand et à son train de vie habituelle (Natalie Zemon)

L'horlogerie marque le triomphe décisif de la pensée mécanique. Si la manufacture tarde à monté dans la conscience classique, l'horloge au contraire marque un net avantage. Si le XVIIIe siècle a encensé la technique, le mécanisme comme un jouet nouveau, le XIXe siècle à une réaction d'exécration.

Du XIXe siècle à nos jours.

Au XIXe siècle, les machines montrent leur travers. Les révoltes ouvrières commencent. L'aliénation des ouvriers et de moins en moins bien supporté. Elle conduira à la révolution contre le capitalisme. Dans la première moitié du XXe siècle, le cinéma et la littérature occidentale pense qu'il faut tourner le dos à aux machines. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale le progrès semble accepter.

Une évidence s'impose

Que pouvons-nous retirer de ce résumé schématique des techniques ?

L'humanité évolue dans un environnement technique.
Depuis les premiers ustensiles silex jusqu'aux machines autonomes actuelles nous ne pouvons nier qu'il y ait un progrès. Chaque nouvelle invention est accaparée par les dominants. Ils les utilisent à des fins personnelles et égoïstes, pour s'affirmer au détriment des autres, sans tenir compte de l'humain. Pourtant, à l'origine, chaque nouvelle invention arrive sur le marché de l'humanité avec son lot d'utopies. C'est pourquoi les progrès techniques conduisent irrémédiablement à une révolution intellectuelle ou physique.

L'évolution inconsciente et injuste

Le monde est encore largement inconscient. L'activité humaine obéit plus aux pulsions qu'à la conscience. Les dominants incapables de se poser des limites, abusent de plus en plus jusqu'à un certain seuil de rupture. Et c'est la révolution. D'un côté, le goût du profit et de la thésaurisation des privilèges accélère le progrès. De l'autre il développe les injustices jusqu'à un seuil intolérable obligeant les dominés à se révolter (l'homme aliéné du XIXe siècle deviendra socialiste).
Ces révoltes permettent de hisser progressivement l'égalité dans l'humanité.
Ce mécanisme sauvage, hisser l'homme en quelques millénaires, du statut d'esclave a celui d'ouvrier actuel.

En ce sens, Helvétius à raison lorsqu'il voit dans le pouvoir, une tendance éminemment respectable puisqu'elle lui permet de se dépasser continuellement.

Nous devons tout de même pouvoir dépasser ce mécanisme inconscient et violent. Il est à espérer que l'homme parvienne rapidement à un nouvel étage de conscience. A espérer qu'il change de lui-même son comportement pour créer du progrès et de l'égalité sans devoir passer par l'abus la violence et la révolution.

 

Ortega y Gasset la technique

Ortega reconnaît que la technique a pour but la vie. Il souligne qu'elle implique la reprise permanente d'un choix de ne pas mourir. « parce que l'homme décide de façon autonome (autocratique) de vivre » sur ce choix essentiel, la technique est « la réforme que l'homme impose la nature, en vue de la satisfaction de ses besoins. « La technique est le contraire de l'adaptation du sujet au milieu, elle est l'adaptation du milieu au sujet »
si bien que pour Ortega la technique devient constitutive de l'homme : « un homme sans technique c'est-à-dire sans réaction contre le milieu n'est pas un homme. »
Et que veut cette adaptation du milieu au sujet ? pas seulement le nécessaire mais également le superflu celui du bien-être.
Est à dire que par l'économie de l'effort à quoi elle tend, la technique prépare à des lendemains sans effort ?
Si nous nous en préférons à la théorie développée par la mécanique universelle nous pouvons répondre oui. Les lendemains sans effort étant la béatitude.

Bergson et la technique

D'après Henri Bergson la machine à une tendance vers le progrès. Cependant dit-il la pensée retarde sur la technique.
Est en effet, la technique précède la pensée ce qui la rend parfois dangereuse, et si la pensée retarde c'est simplement parce qu'elle est précédée par les pulsions. Par exemple : l'homme fait une invention. Mais au lieu de lui accorder le temps nécessaire de réflexion pour en analyser toutes les possibilités négatives comme le fait par exemple l'industrie spatiale (parce qu'elle ne dépendait pas des exigences du marché, mais de celles du politique qui devait atteindre la perfection, pour développer son image de marque dans le monde) dit pas vouloir tout de suite à rentabiliser, la répandre, et il en analysera les effets néfastes au fur et à mesure de l'application. (C'est ce qui s'est passé avec les colorants alimentaires, avec la vache folle, avec l'automobile...

l'objet technique est engendré par un processus de concrétisation qui le fait passer de l'abstrait au concret. Dans la genèse, l'objet technique se modifie donc en se créant.
l'objet technique trouve, en fonctionnant, des obstacles.
Exemple : la lampe à diode présenter quelques phénomènes aberrants. On les résout en ajoutant des grilles qui font apparaître des phénomènes plus intéressants et suppriment les phénomènes parasitaires. Les lois scientifiques y fonctionnent pleinement.
Au début, l'objet technique est un système non saturé. En se saturant, l'objet devient naturel et vit dans un système fermé de causes et d'effets. La philosophie et les techniques jean-Marie Auzias (d'après M. Simondon)
Nous pouvons comprendre le parcours de l'humanité en substituant seulement dans cette démonstration, le terme de technique par celui d'humanité.

l'humanité est engendrée par un processus de concrétisation qui la fait passer de l'abstrait au concret. Dans la genèse l'humanité se modifie donc en se créant.
l'humanité trouve, en fonctionnant, des obstacles.
Exemple : l'évolution de l'humanité présente quelques phénomènes aberrants. On les résout en ajoutant des éléments qui font apparaître des phénomènes plus intéressants et suppriment les phénomènes parasitaires. Les lois scientifiques y fonctionnent pleinement.
Au début, chaque grande étape de l'évolution humaine est un système non saturé. En se saturant, elle devient naturelle et vit dans un système fermé de causes et d'effets.

S'il est exact que l'homme ? comme le pense Spengler et Heidegger est souci (ce souci étant un des moteurs de son action), cela n'est valable que pour l'homme constructeur car l'humain abouti venant dans un temps ou tous les soucis auront été résolus justement par le constructeur, n'aura plus qu'à vivre dans la quiétude.

L'effort philosophique se trouve avoir une tâche unique à accomplir celle de la recherche de l'unité entre les modes techniques et les modes de non technique de la pensée.

Pour M. Simondon, la pensée philosophique doit construire la synthèse entre religion et technicité.
Et c'est bien de cela qu'il s'agit. La technicité fait partie des éléments de l'évolution, elle a pour but de libérer l'homme de l'activité qu'il doit dépenser pour sa survie, et de mettre celle-ci au service de son épanouissement spirituel.
La pensée technique dégage l'objet technique de la notion de travail. C'est le travail lui-même qui est source d'aliénation.

Comme le dit Georges Friedmann le milieu technique parce qu'il est artificiel, donne et doit donner une culture qui, à la limite, doit procurer épanouissement et joie (et lorsque nous donnons aux terme joie la signification que lui donne Spinoza, nous pouvons dire que l'évolution technique dirige humanité vers la béatitude)

Et la libération du temps de travail par le machinisme, n'a pas pour but de débloqués pour l'homme du temps de loisirs, mais du temps de béatitude et d'extase, ce qui n'a rien à voir.

philosophies

Cette page vous a touché ? ✉️ Réagir à cette page
Partager
Facebook Twitter WhatsApp
⭐ ✨ 🌟 ✨ ⭐
🌅 🤝 🌱 💛 🕊️ 🌍

L'humanité va vers l'éveil

Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.

☀️ Découvrir le fondement
Rencontres Philosophiques et Spirituelles de Montfaucon en Velay — juillet-août 2026