Petite réflexion naïve autour du concept de MESSIE proposé par le judaïsme.Avant tout, il est important de saisir qu'il s'agit là d'une réflexion personnelle. Une vision simpliste qui doit être lue avec la distance que l'on accorde aux "prévisions" concernant le futur (surtout lorsque celles-ci sont relatives au spirituel).
Il est également important de saisir préalablement qu'il n'y a pas dans mon esprit, de distinction qualitative entre les religions. Toute les grandes spiritualités selon moi, sont reliés par leurs fibres à l'axe commun conduisant à Dieu. Chacune d'entre elles est fondamentale pour l'humanité. Toutes détiennent la même quantité de pièces du grand puzzle spirituel dont la magie et la beauté ne se révéleront pleinement qu'après avoir constitué l'oeuvre en entier. Autrement dit, c'est dans la réunion de l'ensemble des spiritualités, que se tient la vérité spirituelle de l'humanité.
La diversité culturelle est un des plus puissants moteurs de la progression humaine.
L'Asie, l'Europe, l'Amérique, l'Afrique, le proche et le Moyen-Orient, l'Océanie ont des qualités spécifiques et fondamentales pour la créativité et l'énergie globale de l'humanité (même si de tout temps, les vieux mécanismes du leader ship, en masque bien souvent la réalité). De la même façon, chaque religion a des qualités particulières et fondamentales pour aider l'humanité à avancer vers sa perfection spirituelle.
D'une part, les qualités des unes n'enlèvent rien aux qualités des autres et d'autres part, si cela existe, il s'agit de simples prédominances.
Par exemple, si l'histoire conduit l'Occident depuis quelques siècles, à être le « guide » social et technologique de l'humanité cela ne veut pas dire que les autres formes de civilisation ont moins d'intérêt pour l'évolution humaine dans sa totalité.
Ce qui compte au final, c'est le progrès global de l'espèce humaine.
Une dernière chose à préciser. Je suis convaincu de la pertinence des livres sacrés. Pour moi, ils sont effectivement en relation avec le divin. Les hommes et femmes qui les ont reçu, écrit ou amélioré était clairement éclairé. Ils étaient inspirés. Je le pense de tous les livres sacrés issus de la conviction des hommes et de leur pure spiritualité. Je ne parle donc pas bien sûr, des ouvrages déclinants d'ambitions personnelles éloignés des véritables ambitions spirituelles, comme ceux des sectes.
Je ne suis pas spécialiste du Mahabharata, de la Torah, de la Bible ni des livres relatifs au bouddhisme, au taoïsme ou au Zen. Simplement, chacune de leurs lectures ont fait résonner en moi les convictions de l'intelligence et de la sincérité. Autrement dit, chacun des livres sacrés, apporte (bien souvent sous forme métaphorique) des clés à la compréhension totale de la création dans laquelle nous sommes immergés. La métaphore du Messie en est simplement une.
Pour être convaincu de la pertinence des livres sacrés, il faut bien sûr être convaincu de la pertinence d'un principe créateur. Je le suis. Je pense qu'il y a, à l'origine de cet univers, une puissance créatrice consciente de sa création. Un dieu, un esprit ou une puissance, suffisamment prodigieuse pour inclure dans ce « pack univers » toute l'énergie et la subtilité qui s'y trouve.
L'immensité de la création est matériellement impossible à étreindre par l'homme.*
Cette amplitude impensable, m'oblige à préférer croire en l'existence d'un principe créateur plutôt qu'à l'inverse. À partir de cette croyance il devient alors relativement facile de trouver les grands livres mystiques, tout à fait sensés. Il faut évidemment accepter de les re situer dans leur contexte historique et s'intéresser principalement à leurs grandes lignes directrices. On peut alors concevoir leurs métaphores comme ayant été inspiré à l'humanité par ce principe créateur. A l'humanité via l'intuition Des grands mystiques, des saints, des prophètes, des « messies ». Bref, de ces êtres humains désintéressés, éclairés et capables de transcender leurs existences. De la hisser par leur sérieux jusqu'à dieu (l'amour absolu) et le révéler au monde tout entier.
Parmi toutes les prévisions pertinentes des livres sacrés, le concept de « messie » tel que l'entend le judaïsme, s'inscrit tout à fait dans le déroulement de la théorie développée sur la mécanique universelle. L'humanité, selon nous, évolue progressivement vers un état de perfection universelle. Une perfection sociale, relationnelle, matérielle, mais surtout spirituelle. Nous nous avançons progressivement vers ce moment supérieur. Ces temps ou l'ensemble des êtres humains futurs, vivront dans un état de paix, de respect et d'amour universel. Donc, finalement, comme il est écrit dans les livres sacrés.
Pour élaborer ce petit article à propos du Messie, je me suis aidé sur quelques réflexions trouvées sur Internet comme celle de l'association amandier fleuri, dans laquelle Rav Shlomo Aviner commente les positions du grand maître Rabénou Moshé Ben Maïmon.
Pour la religion profonde qu'est le judaïsme, un Messie apparaîtra sur terre pour organiser l'installation De la paix et du bonheur universel. Dans un premier temps, nous pouvons dire ceci : des messies, depuis la révélation de cette prophétie, il en est apparu beaucoup. Le plus important, par la notoriété universelle étant bien sur « Jésus-Christ ».
Si l'importance des apports du christianisme à l'humanité, est incontestable (comme celle de l'ensemble des religions) le Christ à mon sens, ne correspond pas au concept de messie final espéré par le judaïsme (ce qui ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir plusieurs messies à l'oeuvre pour l'humanité. Le Christ peut très bien être un messie intermédiaire sans être le messie final, c'est du reste mon point de vue).
Par exemple, l'arrivée de Jésus n'a pas été couronnée par un accueil unanime de la part de la communauté juive (alors qu'il s'agit là d'une des conditions pour sa reconnaissance).
Cette arrivée n'a pas permis au peuple d'Israël de vivre en paix sur sa terre (ni sur la terre en général du reste).
Elle n'a pas marqué une ère de paix et de bonheur pour l'humanité tout entière.
Même si les grandes valeurs du christianisme (entre-autres) ont poussé la conscience humaine à évoluer dans le sens de la paix universelle...
Le chaos, la violence et l'esprit de clan, règnent encore, 2000 ans après l'apparition du Christ au sein de l’humanité.
Mais il y a d'ailleurs, semble-t-il dans le talmud, des citations faisant état de deux messies : l'un, fils de Joseph, et l'autre fils de la maison de David.
Il est possible alors de concevoir le Christ comme le premier grand messie du judaïsme. Le messie fondateur de ce travail sur la paix universelle dont la consécration sera finalisée par un prochain messie.
Certains considère le christ comme étant bien le messie annoncé par le judaïsme. c'est également pertinent. En effet, Jesus trouve son ascendance au sein du peuple élu.. Il suffit alors de considérer l'oeuvre christique comme étant celle du messie mais inscrite dans la durée. Une œuvre exigeant du temps pour réaliser l'ensemble des grands changements qu'il nous a laissé espérer.
Mais traditionnellement, le « messie » du judaïsme, est destiné à imposer universellement la paix sur terre. Pour le peuple juif, il n'est pas encore apparu et devra descendre de la lignée du roi David.
La tribu de David s’est constituée semble-t-il, 1000 ans environ avant notre ère. C'est bien avant que certains hommes constituent le christianisme, l'islam, où le bouddhisme. A cette époque, la terre ne comportait que quelques dizaines de millions d'individus. Par la multiplication des humains, les descendants de la tribu du roi David sont lors vraisemblablement très nombreux. Les voyages, les alliances, les guerres les ont sans doute diffusé bien au delà de la seule communauté juive.
Autrement dit, le messie dont parle le judaïsme pourrait très bien appartenir à une autre communauté religieuse, tout en étant un descendant de la tribu de David.
N'oublions pas non plus le point de vue du judaïsme réformé.
Pour cette approche, l'humanité évolue bien vers la paix, mais sans l'aide d'un messie précis. Elle est tout simplement mue par l'effort collectif humain*
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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