
Comment parler du corps comme d'un objet indépendant du reste, d'une chose déconnecté de l'esprit ? Comment en faire une composante particulière sans réference à cet esprit sans lequel il semblerait bien qu'il ne puisse ni durer, ni survivre (c'est du moins ce que semble prouver les guillotinés).
D'un autre coté, nous ne pouvons parler de l'esprit sans l'imaginer toujours rattaché à un corps. Qu'il soit homme, animal, arbre ou rocher même (si nous pensons la matière animée par un esprit en son état le plus archaique), l'esprit est une chose volatile que l'encore microscopique imagination de l'homme ne peut imaginer totalement volatile et invisible, il faut même pour le spirituel pouvoir la voir se déplacer, se préoccuper des humains, avoir un sens et un rôle et donc posseder quelque chose de corporel comme le vent, invisible mais pourtant apte a faire bouger les branches d'un arbre ou les dunes de sable.
Le corps est donc pour commencer ce, grace auquel l'esprit peut s'incarner, se mouvoir agir et se réaliser, tout au moins dans la limites qui nous borne de la réalité phénoménologique. De l'autre monde, l'autre forme d'être dont
Nous allons encore resserer un peu plus notre regard sur cet élément étrange, en nous occupant essentiellement du corps humain, du corps par lequel notre espèce sent, ressent, bouge, construit, jubile ou s'angoisse, par lequel elle grandit, se consolide, se raffermit, s'épanouit, prospère, puis se fatigue, s'amenuise, reflux vers sa vieillesse, son extinction et sa disparition. Ce corps avec lequel nous vivons, bien souvent sans prendre totalement conscience de sa presence, de son étrange résistance etperfection, de son excellence, de sa magie, de sa beauté originelle et naturelle. Ce corps que parfois nous maltraitons, nous n'écoutons pas, nous ne vénérons pas, au sens posotif du terme, auquel notre esprit ne rend pas de quotidiens hommage, comme n'importe quel maitre bienveillant et bien éduqué le ferait avec un employé qu'il aime et sans qui, il sait que son entreprise ne serait rien. En somme, nous sommes bien souvent de très mauvais patron envers nous même. Et plus notre esprit est maltraité par l'extérieur, par les petits maitres malveillants auxquels une grande partie du peuple à souvent à faire, et plus nous répercutons ces violences sur le corps qui nous supporte au lieu de renvoyer cette apreté vers ses initiateurs. C'est grace à cela d'ailleurs que l'humanité évolue vers toujours plus d'humanité et que le peuple est bien plus en avance sur la route logique de notre évolution que les maitres qui le dirigent.
bu trefilerie Jeudi 19 janvier 2017
Dans le desir et le temps Nicolas Grimaldi écrit : remarquons d'abord pour exorciser les mythes enthousiastes de tous les idéalismes, que nous ne vivons pas parceque nous avons des raisons de vivre, mais que c'est parce que nous vivons que nous cherchons des raisons pour justifier notre vie et la rendre supportable.
Je ne suis pas du tout d'accord avec cette interpretation. Le simple fait d'avoir ete mis au monde sns qu'existe la possibilité de n'y avoir pas été mis, d'exister plutot que de ne pas exister, justifie qu'il y a au moins un sens à notre présence au monde, celui d'être obligatoirement présent au monde et cette obligation justifie notre première raison de vivre, vivre. A cette indiscutable présence à la vie nous devons ajouter qu'elle est dotée en plus d'une envie de vivre organiquement indestructible, d'une résistance à la mort et d'une difficulté absolue d'interrompre cette vie, qui renforce le sens de notre présence au monde pour d'un premier temps y vivre. Ensuite, cette presence nous balançant au milieux d'une humanité en pleine effervescence constructrice, nous nous pouvons pas ne pas y chercher notre place, nous y inclure et lui offrir durant toute notre vie l'ensemble d'un potentiel que ce groupe humain nous force à y aquerir. A cela encore s'ajoute un sens que l'ensemble de ces actions humaines semble donner au grand chemin que trace l'humanité de siecles en siecles et qui montre qu'elle essaie de toujours agir le mieux possible (et sans plan) et que meme si quelques fois elle se trompe, elle ne cesse de faire finalement ses méa culpa et de redresser la barre pour donner le mieux possible a ses enfants qui ensemble constitue le futur et qui donc permet a cette humanité de toujours vouloir le mieux possible pour le futur et donc de donner une orientation positive a son évolution. En conséquence de quoi, le snes de notre existence n'est pas a construire mais simplement à éclairer.
Et bien entendu, l'instinct de vie dont chaque corps appaissant sur terre semble être doté et qui nous sert à durer, a nous améliorer, a construire de la protection pour notre espece, inclus aussi l'angoisse de disparaitre et donne un sens à notre recherche des raisons pour lesquelles nous avons été mis en cette vie et des raisons pour y justifier notre présence.
Bonne lecture
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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