Notre temps, je veux parler de la période qui commence avec la fin des années 70 jusqu'au présent dans lequel j'écris (dec 2016) pour se prolonger encore quelques décennies sur ce même modèle je suppose, est teinté de sa propre personnalité. Chaque génération impreigne d'une certaine façon sa marque de fabrique. Les 30 glorieuses qui nous ont précédées avaient la leur, comme celle des années folles ou de l'an mille. En principe, il serait plus sage d'attendre d'etre sorti de son époque pour tenter de l'analyser, mais comment pouvoir accès à la sagesse quand on à la déraison d'écrire la mécaniqueuniverselle. Il est donc bien possible qu'un tel regard de l'interieur, fassent hurler de rire nos successeurs comme nous pouvons trouver nous-mêmes assez cocasse les intuitions à chaud des Kant, Hegel, et autres penseurs, sur leur temps. La passion de Hegel pour Napoleon devrait me priver d'une telle tentative, mais je ne résiste pas à cette amusante digression.
Coté occidental (Europe, USA), la chute du communisme à plongé le libéralisme dans une sorte de césarisme outrancier, de toute puissance narcissique et sure d'elle même que rien ci n'est l'absurdité de sa logique et les chaos qu'initient ses exagérations et ses malversations (népotisme, subprime, pillage à grande échelle etc.). Si je devais décrire ces nouveaux leaders libéraux qui ont mis en route ce nouveau monde des Bush, au Berlusconni, des Sarkozy aux Hollande, c'est le côté enfantin, joueur, capricieux et puéril de ceux qui n'ont connu physiquement aucune guerre, tout en s'identifiant aux héros invraissemblables et fictifs que nous ont offert le cinéma et la télévision depuis sa grande explosion. De zorro à Starsky et Hutch, De James Bond, à Hughes Hefner ces leaders, de Tatcher à Reagan, ces nouveaux présidents ont eut comme modèles des images supperficielles et déconnectées de ce que vivaient réellement les gens, puisqu'ils étaient issus de milieux insouciant et favorisé et que rien ne leur permettait de comprendre les véritables conséquences de la violence et de la guerre qui n'est pas comme on peut pourtant bien l'imaginer, bien differente de ce qu'en montre le cinéma. Les hommes avançant essentiellement par mimétisme et les présidents ne dérogeants pas à cette règle, les nouveaux leaders occidentaux sont parti en guerre riches de nos vieilles épopés, mais avec une vision toute cinématographique de ses effets. Les De Gaulle, les Pompidou, les giscard* même, avaient subit le peu et les tourment de la guerre, avaient vu revenir les soldats de 14, entendu plus jamais ça et mesuraient toutes les répercussions et les séquelles des conflits armés.
« Brigadier Giscard d'Estaing du 2e escadron. Engagé volontaire à 19 ans. Devenu rapidement un pointeur de grande classe, a fait preuve de calme et de sang-froid le 21 avril à Behla, en dirigeant à pied le conducteur d'un char remorqué sous le feu, montrant un complet mépris des armes automatiques et des mortiers qui l'environnaient. Le 25 avril, à Zollhaus, son char, ayant reçu un Panzerfaust, a continué à tirer au canon malgré la violence de l'explosion […]. Grâce à cette action immédiate, l'ennemi a cessé son feu de Panzerfaust et le char a pu reprendre sa mission. »
Depuis 30 ans donc, depuis la chute du mur de Berlin, l'occident élit donc des hommes d'état immatures (humainement parlant), narcissiques et élitistes, occidentalocentriques et pratiquement inconscient, à l'opposé de l'étique universelle que l'humanisme des origines à insuflé aux générations de son époque et à ceux qui par la suite les ont suivit.
Leur relativisme moral découlant de ce grand moment narcissique, ne les conduit à considérer, à respecter et à honorer les autres cultures et à les tenir sur un pied d'égalité, comme on pourrait s'attendre d'esprit ayant bien assimilé la vagues de nos grands penseurs Toscans, mais au contraire de prolonger le mépris et la suffisance, envers les autres cultures, laissant ainsi se prolonger la prédation qui découle de ce dédain et la guerre ou le chaos résultant de l'adolescent narcissique incapable d'accepter la frustration de celui qui l'empeche de piller en paix ou de celui qui qui lui montre le chemin de la morale universelle.
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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