(Voici une interprétation personnelle de l'être et de l'étant.)

L'être au monde (au sens heideggerien du terme) ne devrait s'appliquer qu'à l'immédiat, à l'instant présent. L'Être est ce qui est affranchi de l'espace et du temps. L'étant (ce qui est) au contraire, est intimement lié à l'espace et au temps.
L'être et l'étant correspondent aux deux formes de la matière (forme immatérielle — quarks — forme matérielle — corpuscule, atome, organes, biologie...) La matière est donc en même temps immanente (étant) et transcendante (être). L'être humain est donc en même temps immanent (étant) et transcendant (être).
La plupart des choses de l'univers (la matière, la nature, les animaux) appartiennent au domaine des « étants ». Elles sont inconscientes. Maintenues dans le monde des étants par certaines forces. Forces instinctives chez l'animal (instinct de perdurer, de se reproduire), forces fortes, faibles, gravitationnelles etc., qui maintiennent l'esprit de la matière (les quarks) dans la matérialité.
Lorsque l'étant atteint la béatitude, il se trouve psychologiquement libéré de l'espace et du temps et devient donc « être ». Il devient « être » car son esprit est uniquement activé par « l'être » en nous, autrement dit par les particules élémentaires et immatérielles : les quarks. Le temps devient donc le don, la donation, le déploiement de l'être.
An 2002
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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