Edmund Husserl (1859-1938) est le fondateur de la phénoménologie, l'une des grandes révolutions philosophiques du XXe siècle. Dans ses Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique (1913), il pose les bases d'une méthode radicalement nouvelle pour explorer la conscience.
« Zu den Sachen selbst ! — Retournons aux choses mêmes ! »— Edmund Husserl
La grande innovation de Husserl est la réduction phénoménologique — ou épochè. Il s'agit de mettre entre parenthèses la thèse naturelle de l'existence du monde — non pas nier que le monde existe, mais suspendre ce présupposé pour revenir à la conscience pure, à la façon dont les choses apparaissent à la conscience avant tout jugement.
Cette suspension du jugement naturel est en résonance profonde avec les pratiques méditatives que la Mécanique Universelle relie à l'expérience extatique. Ce que les mystiques ont cherché à travers la contemplation, Husserl cherche à l'atteindre par la méthode philosophique rigoureuse.
Le principe fondamental de la phénoménologie husserlienne est l'intentionnalité : toute conscience est conscience de quelque chose. Il n'y a pas de conscience vide — la conscience se définit toujours par son rapport à un objet.
« La conscience n'est pas une chose dans le monde — elle est la condition de possibilité de tout monde. »— Edmund Husserl
Pour la Mécanique Universelle, cette insistance sur la primauté de la conscience est fondamentale. L'évolution humaine est avant tout une évolution de la conscience — de ses modes d'intentionnalité, de sa capacité à accueillir le réel avec de moins en moins de filtres, de moins en moins de préjugés. L'extase pourrait être décrite comme l'intentionnalité portée à son degré absolu — une conscience totalement ouverte, sans réserve, sur la totalité de ce qui est.
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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