L'humanité évolue vers l'éveil 🌱
☀️
🐦🐦🐦
L'humanité évolue vers l'éveil
La Mécanique Universelle
de l'atome à l'extase
Accueil Textes Leibniz monadologie
|
Gottfried Wilhelm Leibniz - La Monadologie
Philosophes classiques - Mecanique Universelle
Ce texte éclaire notre théorie — l'humanité évolue vers la paix universelle, l'extase, l'amour absolu.
Découvrir la Mécanique Universelle

Gottfried Wilhelm Leibniz — La Monadologie

Gottfried Wilhelm Leibniz, philosophe et mathématicien allemand

§ 1-7 — Les monades, éléments simples de la réalité

La Monade, dont nous parlerons ici, n'est autre chose qu'une substance simple, qui entre dans les composés ; simple, c'est-à-dire sans parties. Et il faut qu'il y ait des substances simples, puisqu'il y a des composés ; car le composé n'est autre chose qu'un amas ou aggregatum des simples. Or là où il n'y a point de parties, il n'y a ni étendue, ni figure, ni divisibilité possible. Et ces Monades sont les véritables Atomes de la Nature et, en un mot, les Éléments des choses.

Il n'y a aussi point moyen d'expliquer comment une Monade puisse être altérée ou changée dans son intérieur par quelque autre créature, puisqu'on n'y saurait rien transposer, ni concevoir en elle aucun mouvement interne qui puisse être excité, dirigé, augmenté ou diminué là-dedans, comme cela se peut dans les composés, où il y a un changement entre les parties. Les Monades n'ont point de fenêtres par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir.

§ 14-17 — La perception et l'appétition

L'état passager, qui enveloppe et représente une multitude dans l'unité, ou dans la substance simple, n'est autre chose que ce qu'on appelle la Perception, qu'on doit distinguer de l'aperception ou de la Conscience, comme il paraîtra dans la suite. Et c'est en quoi les Cartésiens ont fort manqué, ayant compté pour rien les perceptions dont on ne s'aperçoit pas. C'est aussi ce qui les a fait croire que les seuls Esprits sont des Monades, et qu'il n'y a point d'âmes des Bêtes ni d'autres Entéléchies.

L'action du principe interne qui fait le changement ou le passage d'une perception à une autre peut être appelée Appétition ; il est vrai que l'appétit ne saurait toujours parvenir entièrement à toute la perception où il tend, mais il en obtient toujours quelque chose, et parvient à des perceptions nouvelles.

« Les Monades n'ont point de fenêtres par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir. »
— Leibniz, La Monadologie, § 7

§ 56-62 — L'harmonie préétablie

Or, cette liaison ou cet accommodement de toutes les choses créées à chacune, et de chacune à toutes les autres, fait que chaque substance simple a des rapports qui expriment toutes les autres, et qu'elle est par conséquent un miroir vivant perpétuel de l'univers. Et comme une même ville regardée de différents côtés paraît tout autre et est comme multipliée perspectivement, il arrive de même que par la multitude infinie des substances simples, il y a comme autant de différents univers, qui ne sont pourtant que les perspectives d'un seul selon les différents points de vue de chaque Monade.

C'est le moyen d'obtenir autant de variété qu'il est possible, mais avec le plus grand ordre qu'il se puisse ; c'est-à-dire, c'est le moyen d'obtenir autant de perfection qu'il se peut. Car les âmes en général sont des miroirs vivants ou images de l'univers des créatures, mais les esprits sont encore des images de la Divinité même, ou de l'Auteur même de la nature, capables de connaître le système de l'univers, et d'en imiter quelque chose par des échantillons architectoniques.

§ 84-90 — La cité de Dieu

C'est par là que les Esprits peuvent entrer en une espèce de Société avec Dieu, et qu'Il est à leur égard, non seulement ce qu'un Inventeur est à sa machine (comme Dieu l'est par rapport aux autres créatures), mais encore ce qu'un Prince est à ses sujets, et même ce qu'un père est à ses enfants.

Cette Cité de Dieu, cette Monarchie véritablement universelle, est un Monde Moral dans le Monde Naturel, et ce qu'il y a de plus élevé et de plus divin dans les ouvrages de Dieu ; et c'est en lui que consiste véritablement la Gloire de Dieu, car il n'y en aurait point, si sa grandeur et sa bonté n'étaient connues et admirées par les Esprits. C'est aussi par rapport à cette Cité divine qu'il a proprement de la bonté, au lieu que sa sagesse et sa puissance se montrent partout.

En lien avec la Mécanique Universelle

Leibniz et son harmonie préétablie — cette idée que chaque monade reflète l'univers entier "comme un miroir vivant perpétuel" — est une intuition extraordinaire. La Mécanique Universelle y reconnaît quelque chose d'essentiel : chaque être humain porte en lui l'univers entier. Et sa Cité de Dieu — cette "Monarchie universelle" où les esprits entrent en société avec Dieu — est une image anticipée de ce que nous appelons la montée vers l'unité et la destination finale de l'humanité : l'extase comme harmonie absolue.

Autres textes de Leibniz

Leibniz — Théodicée · Leibniz — Système

Cette page vous a touché ? ✉️ Réagir à cette page
Partager
Facebook Twitter WhatsApp
⭐ ✨ 🌟 ✨ ⭐
🌅 🤝 🌱 💛 🕊️ 🌍

L'humanité va vers l'éveil

Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.

☀️ Découvrir le fondement
Rencontres Philosophiques et Spirituelles de Montfaucon en Velay — juillet-août 2026