Ce texte éclaire notre théorie — l'humanité évolue vers la paix universelle, l'extase, l'amour absolu.→ Découvrir la Mécanique Universelle
La règle suprême de la sagesse pratique pourrait s'énoncer ainsi : pour être heureux, il faut d'abord avoir une santé parfaite ; puis avoir suffisamment pour vivre ; enfin, avoir le moins d'ennuis possibles. Les trois premiers biens sont ceux-là : la santé, la liberté et la paix. Tout le reste est secondaire.
Ce que l'on est pèse bien plus que ce qu'on a ou ce qu'on représente aux yeux des autres. Un homme sain, simple, heureux dans sa médiocrité est plus heureux que le roi accablé d'angoisses. L'essentiel vient du dedans, pas du dehors.
« Les neuf dixièmes de notre bonheur reposent uniquement sur la santé. »— Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse dans la vie
Un homme de valeur intérieure suffisante trouve dans la solitude deux avantages : premièrement, d'être avec lui-même ; deuxièmement, de n'être pas avec les autres. Celui qui est riche intérieurement n'a besoin du monde extérieur que pour les nécessités de la vie — le reste du temps, il se suffit à lui-même.
La sociabilité des hommes médiocres vient de ce qu'ils ne peuvent pas se supporter eux-mêmes. Ils ont besoin des autres pour s'oublier. L'homme de valeur a besoin de la solitude pour se trouver.
Schopenhauer dans ces aphorismes pratiques dit quelque chose que la Mécanique Universelle reconnaît : le bonheur véritable ne vient pas de ce qu'on possède ou de ce qu'on représente — il vient de ce qu'on est intérieurement. C'est une formulation très proche de notre vision de l'humain accompli : riche intérieurement, libre des angoisses, en paix avec lui-même. Et sa solitude féconde — "être avec soi-même" — est peut-être le chemin le plus court vers ce que nous appelons la contemplation.
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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