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De la civilisation humaine

Le village planetaire

Architecture médievale, feronnerie de porte L'esprit s'est hissé à l'universalité et à l'idée de civilisation humaine.

Notre génération, les quelques décennies qui l'entourent, constitue une étape fondamentale pour l'évolution de la civilisation humaine. Bien sûr, chaque époque, pourrait en dire autant. Les grands moments des civilisations asiatiques, orientales, africaines ou américaines, étaient tout aussi important. Les formidables apports de l'Indus, des civilisations égyptienne, mésopotamienne ou chinoise, la grande période des hébreux, de l'islam, du christianisme, les rencontres du médiéval, la crativité de la renaissance ont été fondamental pour l'évolution de l'humanité.

Mais notre moment a ceci de particulier, qu'il marque pour la première fois la possibilité pour l'homme de connaître l'ensemble des êtres humains qui composent la civilisation humaine.. Après bien des périples, nous sommes passés du clan à la tribu, à la cité, au pays, à la nation, au concert des nations pour arriver à la porte de la civilisation planétaire. Pour la première fois, l'esprit humain est apte à se considérer avant tout, comme citoyen du monde. Pour la première fois, la somme de nos connaissances et leur formidable diffusion, déposent nos esprits au-dessus du monde.

Une migration difficile

Bien sûr, il ne s'agit là que d'une aptitude offerte entre autres par la diffusion massive des médias. Grâce à eux, nous mesurons l'extraordinaire richesse culturelle de l'humanité. Nous observons la formidable unité des valeurs humaines auxquelles chaque groupe humain est raccordé.
Bien sur, l'homme doit encore se rattacher à des groupes, des nations, des communautés, des civilisations, pour bien vivre. Mais aujourd'hui son horizon n'est plus le clan, la tribu, ou la communauté, c'est le monde et la civilisation humaine dans son entier.
Bien sur, le passage de l'appartenance partisane à l'appartenance universelle se déroulera progressivement et probablement avec quelques heurts. Nous le constatons aujourd'hui, une partie de l'humanité, ressent la rapidité de l'unification comme insupportable. Face aux voltiges des distances et des frontières certains s'accrochent avec plus d'insistance au nationalisme, au régionalisme ou au communautarisme.

Inexorable chemin vers la civilisation humaine

Mais le monde est en marche et ce serait un leurre d'imaginer qu'on puisse en dévier la logique. Les enfants du monde naissent aujourd'hui avec une télé transcontinentale. Partout l'éducation s'est adaptée. Elle ouvre les horizons de nos enfants, l'inverse serait pour eux, mortuaire. Comme jamais auparavant nous avons consciences de l'interdépendance et de l'obligation à ne pas s'isoler. Plus que jamais, l'origine latine du terme civilisation « citoyen » (de civis), prend au final tout son sens. Nous devenons des citoyens du monde dans toute l'implication du terme « citoyen » autrement dit, reconnue comme membre à part entière de cette humanité.

Les freins de la civilisation universelle

Pour l'instant, le caractère narcissique des systèmes dominants ne parvient pas encore à cadrer avec les valeurs de la civilisation universelle. Il est incapable d'organiser la société de façon à ce que chaque être humain qui y apparaît soit respecté choyé et protéger à égalité. Mais ces états d'esprit archaïques sont en voie d'extinction.

De la culture



Marcel Proust

La Muse qui a recueilli tout ce que les Muses plus hautes de la philosophie et de l'art ont rejeté, tout ce qui n'est pas fondé en vérité, tout ce qui n'est que contingent, mais relève aussi d'autres lois, c'est l'histoire.
Marcel Proust