La prétentions instinctive d'expliquer tout, qui est l'âme même de la philosophie
J. Lequier (la liberté)
Comme la plupart des notions humaines, le sujet offre plusieurs entrés de définition. Il peut constituée la matière sur laquelle se porte notre réflexion. Le thème sur lequel notre esprit doit plancher pour en découvrir tous les aspects. En grammaire, il devient un des personnages de l'action. Celui qui l'agit, celui qui la subit, celui qui l'observe. Pour la justice, il distingue l'individu auquel la société accorde des devoirs et des droits. L'être conscient et responsable de ses actes. Il peut également être la personne qui vit sous l'autorité d'un dominant. Le sujet de Sa Majesté. L'individu assujetti à un pouvoir comme l'esclave à son maître.
Mon approche du sujet mélange le psychologique, le moral et le spirituel.
Du sujet je retiens l'être vivant inclus dans un groupe, une société, une espèce. L'homme qui porte un nom, assume une fonction, sait qu'il existe et qu'il se distingue de l'objet inerte. L'individu capable d'assumer tant bien que mal une existence consciente. Autrement dit, chaque être humain, du dominant au subordonné, du sage au fou, est un sujet à part entière et à égalité pour la société des hommes.
La position du sujet assujetti à un pouvoir, concerne également l'ensemble des individus de l'humanité. Tout être humain est en effet l'obligé d'autres sujets. La couronne britannique est la vassale de la finance qui l'est des états dépendants eux aussi de la finance. Et quand bien même des maîtres ne le seraient pas, ils le sont de leurs esclaves comme la dialectique du maître et de l'esclave de Hegel le montre parfaitement.
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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