Adi Sankara — L'ignorance métaphysique dans la pensée hindoue
D'après l'introduction de Michel Hulin. Vrin, collection Pré-textes.
Le qualificatif « inné » renvoie à des structures de l'être-au-monde qui précèdent aussi bien le développement du langage que le processus de socialisation. Dans les cris et les pleurs du nouveau-né, les penseurs du bouddhisme et du brahmanisme décèlent les signes de cette double conscience caractéristique de l'avidya.
« Parviendrai-je un jour à m'affranchir de l'obligation de renaître toujours et toujours ? Dans l'état de veille, conscient de mon corps, de mes sens et de leurs objets, je fais l'expérience de la douleur... Est-ce là ma nature propre ? Ou bien un effet produit accidentellement en moi ? Si c'est là ma nature propre, tout espoir de délivrance est exclu pour moi. Si, en revanche, il s'agit d'un effet adventice, la délivrance devrait être rendue possible par l'élimination de sa cause. » — Sankara
Adi Shankhara ou Adi Sankaracarya, VIIIe siècle — « celui qui apporte la félicité », grand maître spirituel de l'hindouisme, commentateur des Upanishads védiques, du Brahma Sutra et de la Bhagavad Gita.
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
☀️ Découvrir le fondement