Anthologie du soufisme — Eva de Vitray-Meyerovitch
Le chant du cygne de la poésie persane classique : Djâmi et la poésie soufie (XVe siècle). Le XVe siècle marqua le triomphe de la poésie mystique d'inspiration soufie. Le plus grand représentant de ce mouvement est sans doute le poète Djâmi (†1492), originaire du Khorasan, souvent considéré comme la dernière grande figure de la poésie classique iranienne.
Après des études à Samarkand, il rejoignit la confrérie soufie des Naqchabandis et s'inspira directement de cette expérience dans l'ensemble de ses œuvres littéraires. Elles traduisent en particulier un refus des certitudes de la science, devant conduire l'homme cherchant la Vérité à s'abandonner au mysticisme soufi.
« Une goutte d'eau rejetée par l'agitation de la mer, En plein hiver, tomba dans le désert. Devenue glace par la rigueur du froid, Elle crut vivre une existence indépendante. Et cependant, par chacun, en tout lieu, Elle entendait parler de la mer… Oui, dans le désert pierreux de l'illusion et de l'imagination, Nul ne s'est jamais sauvé par la déduction. »
Vendredi 26 avril 2019
Ce n'est pas une utopie. C'est une trajectoire déjà visible, inscrite dans l'histoire depuis le premier primate. Lentement. Imparfaitement. Mais dans une direction.
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